Affichage: de qui se fiche-t-on?

Regardez bien cette affiche photographiée en ville. C’est une affiche extérieure, un billboard, un grand panneau réclame vertical de 16′ H x 12′ L comme on en voit beaucoup en ville.


Il y a une agence, une équipe de créatifs, un(e) chargé(e) de compte, un(e) responsable marketing, un(e) stratège, bref une kyrielle de professionnels qui ont pensé que ce serait une bonne idée de placarder cette affiche à cet endroit.

Selon la notice explicative d’Astral Affichage: «Le Panneau Vertical est un incontournable lorsqu’il s’agit de joindre un grand nombre de consommateurs. Le réseau d’Astral Affichage offre une circulation moyenne par panneau nettement supérieure à celle des produits concurrents au Québec et en Ontario*, vous garantissant ainsi un fort impact à moindre coût.»

Un fort impact à moindre coût?

On a pensé à l’impact, on a pensé aux coûts, mais manifestement on a complètement oublié l’effet que ça fait. Non seulement le logo est invisible, mais le texte est illisible. Et je ne commenterai pas le créatif. On ne comprend rien et l’impact, même à moindre coût, est nul.

Dans les formations que nous donnons, comme par exemple «Marketing de contenu: de la stratégie à la production» pour Campus Infopresse, nous avons une partie consacrée à l’adaptation du contenu aux différents canaux de diffusion et de promotion. S’il est essentiel d’avoir une ligne éditoriale commune à toute les pièces de communications et de diffuser partout le même esprit, les mêmes idées, les mêmes couleurs, il est vital d’adapter le contenu au format.

On ne placarde pas un dépliant en affichage, on ne copie/colle pas une brochure en web et on ne downloade pas un message télé as is en capsule vidéo!

L’affichage est le plus beau support pour les créatifs publicitaires. De tous les médias, c’est celui que je préfère. Il demande de la concision, de l’intelligence, de l’impact et beaucoup de créativité. Quand il est bien fait, il peut même embellir la ville.

Malheureusement c’est la plateforme la plus galvaudée. Et après on s’étonne qu’elle soit la mal aimée des consommateurs.

Quelques affiches brillantes pour montrer que c’est possible

Même les banques peuvent faire du bel affichage qui marche…

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