Au télétravail!

Aujourd’hui, 1er mai, c’est la fête des télétravailleurs (les autres années, c’est celle des travailleurs).

Alors que dans le reste monde, on leur donne congé pour qu’ils puissent souffler un peu, ici, au Canada, aux États-Unis, le télétravailleur télétravaille… c’est sa façon de célébrer.

Traditionnellement, le premier mai est consacré dans le monde civilisé à la fête des travailleurs. C’est l’occasion de bloquer des rues, de défiler entre collègues et d’entonner des chants syndicaux qui donneraient des boutons aux chroniqueurs de radio-poubelles.

En Amérique, c’est le premier lundi de septembre que ça se passe. Et ce n’est pas le travailleur qu’on fête, mais le travail. Une différence de point de vue qui montre une différence de culture. Alors que d’un côté, ce sont les gens qu’on célèbre et leur apport à la société, de l’autre c’est l’argent, le fric, le cash et les façons de les gagner.

Pour la petite histoire, c’est en 1884 que les syndicats américains décidèrent de réclamer aux boss de limiter la journée de travail à huit heures.

Ils choisirent de commencer leur action le 1er mai. Pas parce qu’il faisait beau ou que le muguet fleurissait dans les jardins, mais parce qu’en ce temps-là, c’était le début de l’année comptable de la plupart des entreprises américaines et donc la fin des contrats.

S’ensuivirent des bagarres, des manifs, de la répression policière, des manipulations judiciaires,… jusqu’à ce qu’enfin les travailleurs soient entendus et que leurs droits soient reconnus.

Comme quoi, ça vaut parfois la peine de se manifester…

Le 1er mai devint à la fin du XIXe siècle une grande journée internationale de grève pour réclamer la semaine de 48 heures et une meilleure qualité de vie.

Aux États-Unis et au Canada, c’est en septembre qu’on ferme le chalet, qu’on range le yacht et que les ouvriers ont un jour de congé pour pouvoir laver leur Winibago et vider leur piscine.

Vous ne pensiez pas qu’ils allaient mettre la fête du Travail en même temps que les vilains communistes ou les sales socialistes?

C’est sûr que cette année, on ne sait plus qui travaille, quand il faut travailler, comment on doit travailler, quel est le meilleur environnement pour travailler et si ça sert encore à quelque chose de travailler. Mais puisque c’est aussi la fête du muguet, profitons-en pour nous émerveiller sur le printemps qui est plus fort que l’hiver.

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