Pelleter des nuages

Rêver, un impossible rêve. Rêver, même trop, même mal. Rêver à s’en écarteler chantait Brel dans sa quête de l’inaccessible étoile. Un moment donné, le quidam qui sommeille en nous a envie d’arrêter de rêver pour se mettre à vivre.

L’éventail des possibles n’a d’égal que la désillusion dans laquelle le monde réel nous plonge.

Rêver est certainement la meilleure façon de repousser les limites du quotidien. Mais on n’avance pas sans danger quand on a les yeux fermés.

Entre le rêveur poétique qui colore la vie de ceux qui l’entourent de ses élucubration benignes et le rêveur compulsif qui bâtit ses chimères en entraînant dans sa course folle de projets cauchemardesques ses disciples aveugles, je rêve que l’on fasse la part belle aux rêveurs réalistes. Ceux-là ont les moyens de leurs ambitions.

Concrétiser les rêves et matérialiser les inspirations, telle devrait être la devise des pelleteurs de nuages s’ils ne veulent pas finir par attraper des tours de rein.
Les plus beaux projets ne sont pas ceux dont on rêve, mais ceux que l’on réalise.

Texte publié dans BRANCHEZ-VOUS.com

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