Valérie Plante: l’homme de la situation?

La candidate à la mairie de Montréal créé tout un émoi avec son slogan.
Valérie Plante, la cheffe de Projet Montréal, vient à peine de sortir sa première affiche de campagne pour les prochaines élections municipales du 5 novembre qu’elle s’attire déjà les commentaires et les critiques. Est-ce justifié?

Au moins, on parle d’elle.

Avec cette petite controverse, son déficit de notoriété auprès du grand public par rapport à son omniprésent adversaire va s’atténuer. Et c’est sans doute le premier objectif de cette précampagne: faire parler de Valérie Plante, que son visage circule, qu’on apprenne son nom et qu’on s’en souvienne.

Plus subtil

Le clin d’œil amusant à l’expression mainte fois remâchée par son adversaire vient rappeler que l’administration de Montréal est depuis trop longtemps entre les mains d’un boys club . En prétendant être “L’HOMME DE LA SITUATION”, madame Plante affirme sa compétence à prendre la place du maire sortant en utilisant le même langage que lui. En mots à peine déguisés elle lui dit “je suis prête à m’asseoir à votre place”.
Prend-elle ici un risque calculé? Sa base sera-t-elle déstabilisée par une campagne d’image alors que Projet Montréal avait plutôt habitué ses fans à occuper le terrain des idées? Celle qui souhaite être la première femme à prendre la direction de Montréal réussira-t-elle avec son slogan audacieux à rallier le plus grand nombre? Comment l’équipe des communications de Projet Montréal réussira-t-elle à occuper le terrain médiatique que maîtrise à merveille Denis Coderre d’ici le 5 novembre?

Une victoire électorale se joue avant tout sur l’image

En quelques heures, Valérie Plante s’est fait un nom. Maintenant elle doit démontrer qu’elle a plus de vision, de substance et de projets que son adversaire.

Texte initialement publié sur Linkedin

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